Né en 1954 à Marrakech, le père de Mustapha Bakbou, le mâalem El Ayachi Bakbou, lui a enseigné cet art dès l'âge de 14 ans. Sa mère, quant à elle, est moqadma (voyante). Ses frères sont eux aussi devenus des maâlems reconnus. Mustapha a grandi dans une zaouia gnaoua, mais ne s'est pourtant pas intéressé à cette musique dans son enfance. Son père l'a alors incité à quitter l'école pour s'orienter vers la musique gnaouie, tout comme son frère Ahmed. Mustapha Bakbou a fait partie du célèbre groupe Jil Jilala, et a ainsi participé au mouvement musical folk des années 70. Il s'est produit sur de nombreuses scènes en Amérique, en Chine et en Europe.
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Mercredi 20 septembre 2006
Reggae, ragga, gnawi, chaâbi et même latino, tout est fusion dans la musique de Barry. Ça donne des chansons originales et détonantes. Ce jeune originaire du Hay Mohammadi, berceau de plusieurs artistes marocains dont Nass El Ghiwane, est né pour faire de la musique. Auteur compositeur, il commence à écrire ses textes à l'âge de 14 ans puis il fonde deux groupes avant d'entamer une carrière solo. Ses chansons, à l'image de Maticha, reflètent la réalité de la société marocaine avec des textes directs et tranchants. " Dear mama ", son duo avec Oum avait marqué les esprits. Il est actuellement en train d'ajouter la touche finale à son album " Sleepin " qui sortira bientôt chez Sigma.
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Mercredi 20 septembre 2006
Album entièrement chanté, sorti le 8 novembre 2004, Chabiba a été enregistré avec des musiciens que Karim Ziad croise régulièrement comme Nguyen Lê, Bojan Z., Linley Marthe, Loy Ehrlich, Michel Alibo, Aziz Sahmaoui et Mehdi Askeur de l’Orchestre National de Barbès et la Malienne Oumou Sangaré. Le double concert de novembre à Alger en a donné un aperçu enjoué. Avec Karim et son sextet, dans lequel figurait Michel Alibo à la basse, les incantations du gnawi s’élèvent jusqu’au ciel du Créateur ("La Ilaha Ila Allah"), se drappent dans le manteau protecteur du Prophète ("Nabina" reprise sur scène) ou dans la tendresse de la mère ("El-Mouima"), avant de se laisser emporter à l’allumage de la fusée "Chabiba", le titre qui donne son nom à l’album et qui est dédié à la jeunesse algérienne "aux cheveux gris". Le batteur électrifie l’aire à danser du village et se mêle à nouveau de hisser le chant et les rythmes des populations noires du Maghreb au répertoire de la sono mondiale. Après Alger, l’album a été fêté le 9 novembre au Cabaret Sauvage à Paris.
Karim Ziad a fait ses débuts au milieu des années 1980 à Alger où il s’est illustré au sein de groupes comme Khindjar et Sweet Jazz, deux formations que nous avons, les premiers, soutenus et programmés lors d’apparitions "historiques" à la salle Ibn Zeydoun. Une période dont le musicien a gardé de précieux souvenirs. "on avait les pieds là-bas et la tête à Paris. J’écoutais beaucoup de rock. Ensuite j’ai croisé du jazz et de la musique algérienne".
En 1989, il va à Paris pour se perfectionner et surtout faire une école. "La musique est un vaste champ, c’est le langage universel par excellence, mais il nous fallait aussi savoir l’écrire." Si c’est avec Safy Boutella que ce batteur, vite reconnu, estime avoir fait ses "premiers rythmes asymétriques", Karim Ziad joue avec Joe Zawinul et accompagne régulièrement Cheb Mami dont il dit "j’aime bien jouer avec lui, il se passe toujours des choses sur scène, ça bouge, y a des débordements du public, des éclats de joie". Il est également impliqué dans de multiples aventures de scène et de studio, dont celles de l’Orchestre National de Barbès ou de l’album Maghreb & Friends (Act Music/Night & Day) en compagnie du guitariste Nguyên Lê.
Karim Ziad, que ses amis de l’ONB surnomment affectueusement le Petit Prince, disait depuis longtemps vouloir enregistrer un disque personnel. Sous son impulsion, Ifrikya (Afrique), son premier album revisite l’héritage afro-maghrébin dans un dialogue aux couleurs du jazz. Entouré de Nguyên Lê, de Bojan Zulfikarpasic (piano), de Michel Alibo (basse) et de Jean-Philippe Rykiel (claviers), Karim Ziad a sollicité les rythmes gnaoua du maalem Abdelkebir Merchane de Marrakech et la flûte peule d’Aly Wagué.
Sous forme de Sextet, avec David Aubaille (piano), Hichem Takaout (basse), Vincent Mascart (saxophones), Aziz Sahmaoui et Mohamed Menni (percussions et chant), Karim Ziad était l’hôte vedette du 2è Festival Dimajazz à Constantine. Il était également de la partie lors de l’édition 2005, en compagnie du guitariste Nguyên Lê et du bassite Michel Alibo dans un programme hommage à Jimi Hendrix.
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